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Les derniers jours de Napoléon Bonaparte

L’exil à Sainte-Hélène.

Depuis le 10 décembre 1815, Napoléon réside en exil à Longwood House à Sainte-Hélène.

Son exil est synonyme de solitude, Longwood house est une habitation semblable à une ferme, sans confort.

Napoléon y est surveillé constamment par les soldats Anglais sous les ordres de Hudson Lowe qui est le gouverneur de la petite ile perdue au milieu de l’océan Atlantique.

Ce même Hudson Lowe ne porte que peu d’estime envers l’Empereur, celui-ci n’hésite pas à faire subir des humiliations à l’Empereur.

Il refusera de l’appeler Empereur ou même Général, ses armes lui seront confisquées, ses mouvements sont restreints au strict minimum, son courrier sera censuré et quotidiennement des mesquineries lui seront faites.

Pendant les premières années de son exil, il fera rédiger ses mémoires auprès de ses compagnons d’infortune.

Durant les dernières années de son exil, Napoléon ne sort presque pas, il ne travaille que très peu, en revanche, il continue ses lectures habituelles qui le passionne.

Les derniers jours de Napoléon

Napoléon est régulièrement pris de vives douleurs au coté droit du ventre pourtant, son médecin, François Antommarchi, ne prend pas ces douleurs au sérieux, il pense à une simple constipation.

Le gouverneur Hudson Lowe comme à son habitude ne prend pas l’Empereur au sérieux, il évoquera même qu’il s’agit « d’une maladie diplomatique ».

Pourtant Napoléon à un mauvais préssentiment, il se pense atteint par le même mal que son père Charles Bonaparte, c’est-à-dire un cancer de l’estomac.

Le 15 mars, Napoléon ne se sent pas bien, il indisposé alors qu’il vient de boire de l’eau, cette eau est pourtant celle de la source dont il a l’habitude de boire.

Jusqu’au 12 avril, il reste la plupart du temps alité, rongé par ce mal que les médecins ne savent pas nommer.

Napoléon ne s’alimente que très peu, il sent la décrépitude s’installer et sait qu’il passera prochainement de vie à trépas.

Sa santé continue à se dégrader, il met alors ses affaires en ordre et dicte son testament.

Il fera preuve jusqu’au bout d’une mémoire prodigieuse, il n’oubliera aucune des personnes auxquelles il se sentait redevable.

Napoléon avait aussi une pensée pour ses camarades de guerre disparus, il prononça ces mots : « Je vais rejoindre mes courageux compagnons dans les champs élyséens. Oui, Kléber, Desaix, Bessières, Duroc, Ney, Murat, Masséna, Berthier viendront me saluer et parler avec moi de ce que nous avons fait ensemble… En me voyant, ils raviveront avec enthousiasme et gloire, et nous parlerons de nos guerres et notre gloire avec les Scipios, les Hannibals, avec César et Frédéric »

Le 1er mai, plus personne ne se fait d’illusions sur la maladie de Napoléon, on sait que la fin est proche.

Le 3 mai, sa situation apparait totalement désespérée.

Le 4 mai, pendant la journée, on souligne une légère amélioration de son état de santé, celui-ci prendra même quelques rafraichissements.

Cependant vers 3 heures du matin, l’Empereur perd connaissance, son pouls est à peine perceptible et son corps se refroidit.

Vers 7 heures du matin, Napoléon aurait prononcé ses derniers mots : « tête » « armée ».

A 17 heures cinquante, Napoléon rend son dernier souffle, la légende s’éteint.

L’Empereur semble dormir, comme rajeuni suite à sa perte de poids, son visage est calme et reposé.

La mort de Napoléon

Selon toute vraisemblance, la cause de son décès serait dû à un cancer de l’estomac, d’autres thèses comme celle de l’empoisonnement à l’arsenic ont été avancées, mais celle-ci ne fait pas consensus.

Conformément à son souhait, son corps a été autopsié, en effet, Napoléon souhaitait qu’on communique à son fils l’Aiglon si celui-ci était susceptible de souffrir plus tard du même mal.

Il sera ensuite inhumé trois jours après sa mort dans la vallée du Géranium comme il l’a stipulé dans son testament.

En 1840, 19 ans plus tard, Louis-Philippe fait rapatrier le corps de l’Empereur, comme un ultime cadeau aux bonapartistes.

Il repose depuis ce jour aux Invalides.

En 1940, sous les ordres d’Hitler soucieux d’améliorer son image auprès des Français, le corps de son fils, Napoléon II, le rejoint aux Invalides.

Pour les amoureux du 1er Empire et/ou d’Histoire, nous vous recommandons grandement de visiter le site de nos amis de L’Histoire en citations .

Vous retrouverez en ce moment une série de 4 articles sur Napoléon à l’occasion du Bicentenaire de sa mort.

Bonne lecture !

 

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