La pièce de 2 euros commémorative JO Paris 2024, dite « Tour Eiffel », a été frappée par la France en 2024 pour célébrer les Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de Paris. Au cours légal dans toute la zone euro, elle a été conçue par le graveur Joaquin Jimenez, graveur général de la Monnaie de Paris.
Fiche technique
| Pays émetteur | France |
| Année d’émission | 2024 |
| Valeur faciale | 2 euros |
| Atelier de frappe | Monnaie de Paris (Pessac) |
| Graveur | Joaquin Jimenez |
| Métal | Bimétallique — anneau en maillechort (cupronickel-zinc), centre en trois couches (maillechort / laiton de nickel / maillechort) |
| Poids | 8,5 g |
| Diamètre | 25,75 mm |
| Épaisseur | 2,20 mm |
| Tranche | Cannelée (striée), avec inscriptions en creux selon les versions |
| Tirage (version courante UNC) | 24 000 000 d’exemplaires |
| Qualités émises | UNC (courante), BU et BE (tirages limités) |
Description de la pièce
L’avers de la pièce représente une Tour Eiffel stylisée et dynamique, semblant prendre son élan pour participer aux Jeux. À sa droite figure la basilique Notre-Dame-de-la-Garde de Marseille, et à sa gauche une fleur de tiaré de Tahiti : un clin d’œil à la diversité des sites olympiques, du continent à l’outre-mer. En arrière-plan se déploie une piste d’athlétisme.
Détail emblématique : les « bras » de la Tour Eiffel sont composés de 73 clous, en référence aux 73 collectivités hôtes des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Sous le décor cohabitent les anneaux olympiques et le symbole paralympique, réunis sous l’emblème de Paris 2024 — une évocation de l’unité. On distingue l’indication du pays émetteur « RF », le millésime « 2024 » et la marque d’atelier de la Monnaie de Paris. L’anneau externe reprend les douze étoiles du drapeau européen, commun à toutes les pièces de 2 euros.
Le contexte
Cette pièce s’inscrit dans une série de quatre 2 euros commémoratives consacrées aux Jeux de Paris, frappées par la France entre 2021 et 2024 — chacune mettant en scène une Marianne sportive, puis cette Tour Eiffel en mouvement pour l’édition de clôture de la série, l’année des Jeux.
Le graveur Joaquin Jimenez a imaginé une Tour Eiffel en mouvement, inspirée de l’élan du geste athlétique, pour incarner l’esprit des Jeux dans un monument universellement associé à la France et à Paris. Avec un tirage de circulation de 24 millions d’exemplaires, elle a été largement diffusée auprès du grand public, ce qui en fait l’une des commémoratives françaises les plus connues de la période.
Valeur & cote
En raison de son très large tirage (24 millions d’exemplaires), la version courante (UNC, non circulée) reste très accessible et proche de sa valeur faciale : c’est une pièce que tout collectionneur peut se procurer facilement. Sa valeur de collection tient davantage à son intérêt thématique (les Jeux de Paris) qu’à sa rareté.
Les versions BU (Brillant Universel) et BE (Belle Épreuve), frappées à des tirages bien plus restreints et vendues sous coffret ou coincard par la Monnaie de Paris, sont en revanche davantage recherchées des collectionneurs et se négocient nettement au-dessus de la valeur faciale. La cote précise dépend de l’état de conservation et de la version.
